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Carte du bruit

Les cartes de bruit représentent une estimation des niveaux sonores dans l’espace public et en façade des immeubles, issus de quatre sources de bruit : les infrastructures routières, ferroviaires et aéroportuaires et les industries.

Les cartes du bruit sont établies pour des indicateurs normalisés et selon des codes graphiques standardisés (plage de couleurs) et sont assorties d’évaluations du nombre de personnes et d’établissements sensibles exposés au bruit. Elles permettent à la population d’être informée sur les nuisances éventuelles auxquelles elle est soumise.

Conformément au décret n° 2006-361 du 24 mars 2006, les cartes de bruit sont mises à la disposition du public et publiées par voie électronique.

Depuis le 30 juin 2007, toutes les grandes agglomérations de plus de 100 000 habitants doivent disposer de cartes de bruit de leur territoire.

Dans l’agglomération de Valenciennes, cette mission est à la charge des communautés d’agglomération de la Porte du Hainaut et de Valenciennes Métropole, qui ont réalisé conjointement une cartographie du bruit recouvrant 63 communes.

Avant de consulter les cartes, nous vous invitons à lire attentivement les pages suivantes indispensables à la compréhension des documents.

Comprendre la cartographie du bruit...

Le dossier de cartographie du bruit comprend trois types de documents:

A quoi servent-ils ?

Les cartes de bruit sont utilisées pour :

  • obtenir une vision globale, à un instant donné, de l’impact sonore des infrastructures de transports et de certaines industries dans l’environnement urbain ;
  • engager, au vu de ce diagnostic, des actions de réduction du bruit dans des zones jugées critiques et d’identifier et protéger les zones "calmes",
  • suivre au fil des années l’évolution de la situation sonore et de son impact sur les personnes.

Les cartes de bruit sont des documents d’information, non opposables aux tiers. Elles sont établies pour une année de référence (2010 dans le cas présent) et ont vocation à être révisées au minimum tous les 5 ans.

Quels bruits sont concernés ?

La cartographie du bruit montre une estimation des niveaux sonores générés par les moyens de transport (routier, ferroviaire, aérien) et les sites industriels.

La directive ne s’applique pas au bruit résultant des activités domestiques, aux bruits de voisinage, au bruit perçu sur les lieux de travail ou à l’intérieur des moyens de transport, ni au bruit résultant d’activités militaires dans les zones militaires.

Quels sont les indicateurs utilisés ?

Les niveaux sonores sur une carte de bruit sont représentés à partir du calcul d’indicateurs de bruit. Les deux indicateurs réglementaires sont :

  • "Lden" (Level day-evening-night)
  • "Ln" (Level night)

Le Lden représente le niveau sonore moyen de la journée sur 24h.

Le Ln représente le niveau sonore moyen pour la période de nuit (22h-6h).

Quelle est l’échelle des niveaux sonores ?

L’unité de mesure du bruit est le décibel ou dB(A). Les cartes des niveaux sonores sont représentées par tranche de 5 dB(A) sous forme de zones de couleur :

  • vert pour les zones calmes ou peu bruyantes ;
  • orange pour les zones normalement bruyantes en ville ;
  • rouge à violet pour les zones excessivement bruyantes.

Du passage d’un train à l’ambiance d’une rue calme, il est très difficile de savoir à combien de décibels correspond un bruit…

Voici quelques exemples parlants.


Quelques généralités sur le bruit et la gêne...

Le bruit se propage dans toutes les directions. Sa propagation peut être modulée par des obstacles. Il s’atténue en fonction :

  • de la distance ;
  • de l’absorption par l’air ;
  • du type de sol ;
  • de la végétation ;
  • des obstacles naturels ou artificiels ;
  • des conditions météorologiques.

Le bruit est une notion complexe. Il est plus ou moins supportable à un certain niveau sonore en fonction de la situation dans laquelle la personne se trouve.

Un exemple ? Il est plus supportable d’entendre les cigales en vacances qui émettent un niveau de bruit de 80 dB(A) qu’un camion émettant un niveau de bruit identique ou qu’un moustique la nuit, qui lui n’émet que 30 dB(A).

Comment sont réalisées les cartes de bruit ?

Les cartes de bruit et les valeurs des estimations des populations exposées au bruit sont calculées à partir d’un modèle informatique. Toutes les données descriptives du territoire : topographie, routes, voies ferrées, trafics, bâtiments, écrans... sont importées dans un logiciel.

L’émission sonore des sources de bruit est calculée en renseignant différentes caractéristiques, par exemple :

  • type d’infrastructure,
  • débit moyen,
  • vitesse moyenne,
  • type de véhicule.

Ces données sont définies par des valeurs moyennes pour une année de référence, dans la mesure où elles sont disponibles. Puis, les calculs sont effectués suivant les normes en vigueur et recommandées par un arrêté du 4 avril 2006.

Les niveaux d’exposition au bruit sont calculés à 2 mètres en avant des façades des bâtiments et à une hauteur de 4 mètres au dessus du sol. Ces critères sont imposés par la directive européenne.

Comment sont effectuées les estimations du nombre d’habitants exposés au bruit ?

Ces estimations sont calculées en fonction de la répartition des plages de bruit cartographiées, en prenant en particulier en compte les zones les plus bruyantes, définies par le dépassement des valeurs limites de bruit fixées par le code de l’Environnement.

Différentes méthodes sont utilisables, consistant par exemple à déduire des volumes des bâtiments exposés leurs surfaces habitables puis le nombre d’habitants théorique correspondant. Il s’agit dans tous les cas d’approximations.

Les textes réglementaires