PLH. Programme local de l’habitat. Derrière cette appellation se cache une volonté : celle des élus de Valenciennes Métropole de développer un parc de logements sur l’ensemble du territoire et de satisfaire les besoins dans toutes les diversités.
Le constat est clair. L’agglomération a un déficit en matière de logements sociaux ou locatifs aidés. "Actuellement, il y a près de 6 000 demandes à satisfaire et il faut compter parfois 23 mois d’attente pour obtenir quelque chose", résume Jean-Claude Dulieu, président de la commission habitat-logement à Valenciennes Métropole. C’est pourquoi, nous avons décidé de définir une stratégie pour modifier le cours des choses." Celle-ci passera par la mise en place, dès 2004, d’un programme quinquennal de construction de 650 à 830 logements par an (dont 220 à 300 locatifs aidés) soit environ 30% d’augmentation.
À cela, il faudra également ajouter la réalisation de 1 000 logements, toujours sur cinq ans, pour compenser les destructions qui seront opérées dans le cadre des opérations GPV (Voir l’article sur Beuvrages). Le souci de la communauté d’agglomération est également de diversifier l’offre de logements proposés. "Nous avons mené une réflexion sur la création de produits immobiliers destinés à l’accession sociale. L’idée est de permettre à des personnes vivant dans des logements locatifs aidés de devenir propriétaire tout en ayant des remboursements acceptables." Ces interventions se feront avec un objectif, celui de rééquilibrer l’offre de logements à l’échelle de Valenciennes Métropole. "On peut diviser le territoire en trois zones. Au Nord, de Bruay-sur-l’Escaut à Quiévrechain, il y a un manque de constructions nouvelles et des problèmes de vétusté de l’habitat. Au centre, pour Valenciennes et sa couronne, il y a une dynamique à maintenir. Enfin, dans le sud, de Sebourg à Verchain-Maugré, il est nécessaire de diversifier l’offre de logements tout en préservant la spécificité des villages", poursuit l’élu.
Dans le cadre du PLH, Valenciennes Métropole entend également intervenir dans une action collective privé / public pour lutter contre l’insalubrité, recycler les logements vacants et améliorer le niveau de confort. "D’ores et déjà nous avons programmé une opération MOUS (Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale) Insalubrité sur 20 immeubles", signale Jean-Marc Richard, vice-président de la commission habitat-logement. "Nous entendons également sur certains secteurs prioritaires, grâce à un système de subventions, inciter les propriétaires privés à effectuer des travaux dans les logements vacants ou inconfortables qu’ils possèdent", poursuit Jean-Claude Dulieu.
L’enjeu est de taille dans la mesure où l’on compte dans l’agglomération quelque 4 400 logements vacants, dont certains sont de véritables friches et 7 700 autres qui sont inconfortables. Et Jean-Claude Dulieu de conclure : "Les études qui ont été menées jusqu’ici nous ont permis de mettre en place quelque chose de cohérent et en 2004 tout sera pleinement opérationnel".
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