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L’abeille est en danger ! - 12 août 2008

Apicultrice à Artres depuis 20 ans, Béatrice Caron est la présidente du Groupement Sanitaire Apicole du Nord. Depuis trois ans, avec d’autres entités, elle a créé un rucher-école car il y a péril en la ruche !

« L’abeille est mal nourrie, voilà le premier problème , explique Béatrice Caron, je vais même vous confier une chose : l’abeille des villes est en meilleure santé que l’abeille rurale ! Des arbres et des jardins avec une flore mellifère et diversifiée font le bonheur des abeilles, elles craignent bien sûr les pesticides et les insecticides et ont besoin de protéines et surtout d’une nourriture variée ! L’acacia, l’aubépine, les troènes, les fleurs variées, l’abeille adore butiner tout cela ! Mais souvent elles ne trouvent qu’une seule variété et au printemps au moment où elles ont besoin d’être fortes elles périclitent car elles sont en mauvaise santé. », s’inquiète l’apicultrice.

Béatrice Caron préconise alors la prairie fleurie. Selon elle, chacun chez soi devrait penser à laisser une partie non engazonnée avec des fleurs des champs par exemple.

L’apicultrice et ses collègues, par le biais de son rucher-école, sont en mesure de former dans de bonnes conditions les apiculteurs. Les professionnels sont trop rares, on en recense seulement une dizaine dans le Nord, et les amateurs, environ un millier, ne savent pas toujours conduire un rucher ou ne maîtrisent pas la législation ... Certains, par exemple, ne pensent pas toujours à donner de la nourriture supplémentaire aux abeilles or ça peut être vital pour préserver son rucher !

Espèce protégée

D’autre part il faut savoir aussi que les apiculteurs ont en moyenne entre 70 et 80 ans, il faut donc penser à la relève et proposer des formations aux personnes désireuses de se lancer dans l’apiculture. Il faut redynamiser la profession et aussi montrer l’abeille sous son meilleur jour !

L’apiculteur et ses abeilles sont souvent mal considérés ; l’abeille pique, certes, mais dans certaines conditions et les professionnels sont là pour amener les informations utiles à chacun. Béatrice Caron explique alors la conduite à tenir en cas d’essaim.

« Il ne faut surtout pas s’énerver et appeler un apiculteur ou me contacter directement. Préciser où se trouve l’essaim et attendre notre arrivée. L’essaim est en attente, dans un arbre par exemple, pour trouver un gîte creux, les abeilles à ce moment là sont douces. C’est impressionnant mais pas dangereux. » Enfin Béatrice Caron indique qu’il ne faut pas utiliser d’insecticide car l’abeille est une espèce protégée. l

Contact :
Béatrice Caron
Tél : 03 27 27 10 33
16 rue du préau
59 269 Artres
Visites possibles du rucher
(3 euros par personne-groupe jusqu’à
10 personnes - prêt du matériel )
Conférences.
Courriel : president.gsan@wanadoo.fr
Inscription aux cours et adhésion au « rûcher-école » : 100 euros pour l’année.

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